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Ou comment une petite ballade peut virer au cauchemar

samedi 30 mars 2013

Ou comment une petite ballade peut virer au cauchemar

Il était une fois un mercredi après-midi……
10 personnes à l’appel devant le local du CRB, courageuses à n’en pas douter.
13h35 : les retardaires sont tous arrivés, nous pouvons partir.
Compte tenu du temps pas très engageant et de l’état des chemins
pas très abordable, il est décidé à l’unanimité de faire le tour du plan d’eau.
Quoi de plus simple qu’une petite virée autour de l’Allier : pas besoin de plan,
tout le monde connaît, donc pas de problème sérieux à envisager, quoique …….
Bien couverts, nous n’avons pas froid pour affronter la rigueur de l’hiver.
De petits groupes se forment et comme à l’habitude les langues se délient.
Nous voilà donc partis pour rejoindre le pont de Bellerive, puis marcher sur les
berges, côté Vichy direction la Rotonde. Tout se passe pour le mieux, mais les
yeux rivés sur le sol pour éviter les flaques d’eau, les plaques de verglas, sans
oublier les excréments des chiens mal dressés. Nous accédons au pont de
l’Europe, que nous traversons pour pénétrer ensuite dans le centre omnisport.
Après quelques foulées, nous décidons de nous arrêter pour une petite collation
bien méritée : un bon thé au miel bien chaud préparé par notre amie Bernadette,
quelques petits gâteaux pour combler un petit creux et nous donner quelques
calories supplémentaires pour terminer le parcours.

Une fois les ventres bien remplis (et je me garderai bien de faire une remarque à
ce sujet) et les vessies allégées de leur contenu derrière quelques grands sapins,
nous reprenons notre chemin afin de faire face aux derniers kilomètres.
Sentant l’arrivée proche, le groupe s’effiloche, les plus chevronnés devant et les
plus nonchalants derrière. Comme toujours, il faut bien des premiers et des
derniers. A votre avis ? Qui conduisaient la voiture balai ?
Notre chère Fernande et la petite Brigitte qui discutaient, discutaient de choses
appétissantes et savoureuses, la tête baissée, le regard cherchant les endroits
où ne pas patauger, glisser ou s’enfoncer dans la terre boueuse.
Subitement ………..
Nous levons la tête, deux chemins s’offrent à nous et plus personne pour nous
indiquer lequel emprunter. Le reste du groupe a disparu comme par
enchantement, laissant les bavardes se débrouiller seules, connaissant leur sens
aigu de l’orientation et leur habileté à se sortir d’une telle situation !!!!!!!!!!!!
Fernande, munie d’un sifflet comme l’avait préconisé le chef de groupe, lança un
appel strident, qui se perdit dans l’immensité du parc.
Hélas !!!!!!! Il resta sans réponse.

Aussi nous décidons, non sans hésiter quelque peu, de
prendre à droite. Bien mal nous en a pris, puisque ce chemin
nous amena à une impasse : un pont impossible à franchir
du fait de sa réfection : Que faire ???????
Afin de nous plonger un peu plus dans l’angoisse, une affreuse menace vient, tout
à coup planer au dessus de nos têtes : des corbeaux affamés se mirent à survoler
les sapins en lançant des cris aigus. Nous étions deux proies
faciles pour eux, et glacées d’entendre ces disgracieux
volatiles s’énoncer aussi clairement à nos oreilles.
N’allions-nous pas vivre un remake du film « les oiseaux
d’Hitchcock » ??????? Nous en avions froid dans le dos.

Heureusement, Fernande, ayant les neurones moins gelés que les miens,
reprend ses esprits et décide d’appeler Christian sur son portable : pas de
réponse. L’instant d’après, j’écoute le mien sonner, mais le temps de trouver
l’appareil mis dans une pochette se situant dans le sac à dos, le contact était
rompu. Un deuxième appel, cette fois sur le portable de Fernande, nous permis
d’entendre une voix connue celle de Christian nous demandant où nous nous
trouvions. Difficile à dire et à expliquer. Mes yeux, balayant l’horizon restreint par
le grand nombre d’arbres, me permirent de reconnaître le bâtiment du Palais du
Lac. Malheureusement, un bras d’eau nous séparait de cette construction, bras
d’eau que l’on ne pouvait franchir faute de pont. Christian comprenant où nous
étions, décide de nous rejoindre. Après quelques minutes
interminables, nous le voyons ainsi apparaître mais, de l’autre côté
de l’eau. Que faire, sinon continuer tout droit chacun de notre
côté pour essayer enfin de se rejoindre. La cause étant
entendue, nous nous remettons à marcher pour se retrouver
dans la grande allée débouchant sur l’Allier. Et là, nous sommes
face à un Christian tout chaviré, qui nous explique avoir
échappé de justesse aux crocs de deux chiens hargneux dont les maîtres
restaient tout à fait impassibles. Prétextant que leurs chiens ne s’étaient jamais
conduits ainsi, il n’y avait, pour eux, pas de quoi s’affoler. Ils ont ainsi laissé seul
Christian se dépêtrer, comme il a pu, de ses deux agresseurs.
Bien contents de se retrouver, nous remercions ardemment notre sauveur. Puis
nous décidons de prendre le chemin le plus facile pour rejoindre le local, à savoir
longer l’Allier côté hippodrome et bien évidemment, en racontant chacun nos
fâcheuses mésaventures.
Ne riez surtout pas !!!!!!!

Car le lendemain, vous auriez pu lire à la une de la presse locale :
« Tragique bilan d’une randonnée pédestre : deux personnes portées disparues et
leur guide sauvagement agressé par deux chiens affamés » voir en page 3 notre
reportage ……..

Morale de cette histoire : il serait sage de prévoir dorénavant des mesures
draconiennes à savoir ; fléchage CRB sur le sol, encordage, cloche attachée
autour du cou ……. Toutes les idées seront les bienvenues.

Brigitte avec la complicité de Fernande, ma compagne d’infortune.

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